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Corse GR20 : PrésentationLe GR20 en Corse est le sentier le plus recherché des amateurs de "Grandes Randonnées". La réputation de ce sentier n’est plus à faire, elle a même et de loin dépassé nos frontières nationales. On en parle comme du sentier de randonnée le plus dur d’Europe et nombreux sont ceux qui viennent s’y frotter. L’itinéraire traverse la Corse par la haute chaîne de montagne et les anciens lieux d’estives des bergers sur près de 200 kilomètres. Le GR20 Corse se conçoit comme une randonnée de montagne qui nécessite une très bonne condition physique et des aptitudes à la marche en terrains accidentés. L’oublier serait se mettre en difficulté, voire en danger. Historique L’histoire du GR20 est intimement liée aux années soixante dix, qui sont pour la Corse des années charnières, de revendications régionalistes, environnementales et culturelles. C’est à cette période que va naître le Parc Naturel Régional de Corse le 15 mai 1972. Cette création est l’aboutissement d’une démarche initiée pour pallier à la désertification des villages et de l’intérieur de l’île en général. Le but étant la mise en valeur des anciens chemins de transhumance ou inter–villages pour relancer le pastoralisme d’estive, mais aussi le développement d’un tourisme que l’on appelle aujourd’hui : tourisme vert. L’étude d’une haute route traversant la Corse du nord au sud par les principaux massifs de l’île voit le jour. Le projet est conduit par Michel Fabrickant, alpiniste amoureux de la Corse. C’est à lui que l’on doit le premier tracé du GR20 en 1972, suivant de très près la création du Parc. Puis, ce fut la création progressive des refuges de montagne. Le GR20 a été conçu au départ dans un esprit sportif, spartiate avec peu de confort, se pratiquant en autonomie. Il s’est adressé pendant longtemps à un public averti de montagnards, capables de porter des sacs dépassant les 25 kilos. Les ravitaillements se faisaient dans les villages et il fallait redescendre vers les vallées. Les refuges étaient gérés par le Parc Régional et ses agents. La vente de nourriture y était interdite.
Dans quel sens faire le GR20 ? Le GR20 peut s’effectuer dans les deux sens : sud - nord et nord - sud. Les topos le décrivent systématiquement dans le sens Nord - Sud. Les structures professionnelles le vendent presque tout le temps en sens inverse. Pour nous, professionnels de montagne, ils nous semblent que le sens Sud Nord est le plus logique. Deux bonnes raisons à cela. Tout d’abord, les montagnes du sud sont plus douces et moins techniques que celles du nord. Aborder le GR20 dans ce sens permet de s’habituer au terrain accidenté dans sa partie la plus facile, de progresser physiquement jour après jour, de gagner en confiance et d’arriver au pied des montagnes dites alpines avec un vécu de 6 jours de marche (pour les débutants en montagne). Enfin, commencer par le sud, c’est marcher avec le soleil dans le dos. Ce qui n’est pas négligeable pour la lumière et donc l’aspect visuel.
La nature du terrain Le terrain rencontré par le randonneur sur le GR20 est un terrain de haute montagne. Essayer de se faire une idée en comparant les altitudes avec d’autres massifs (alpins ou pyrénéens) et en tirer des conclusions, serait une erreur. La Corse est une terre granitique. Les sentiers et les chemins de ce pays sont marqués par la présence de cailloux, pierres instables, rochers… . Sur le GR20, il y a très peu de passages en forêt sur sentiers faciles et accessibles. La quasi-totalité du parcours traverse de vraies montagnes avec pierriers, gros blocs de roches, éboulis, passages de dalles, et parfois de grands névés tardifs. Des endroits sont équipés de mains courantes dans le massif de Bavella et dans le cirque de la Solitude. Le GR20, c’est près de 11000 m de dénivelé positif, autant en négatif. La durée des étapes varie entre 5H et 7H de marche.
La période Le GR20 est un parcours réalisable durant l’été, de juin à fin septembre. Cependant, la partie sud où la neige est parfois moins présente peut s’envisager à partir du 15 mai. En effet, depuis peu les gardiens sont présents dès cette période et on y trouve donc du ravitaillement, voire les premiers repas chauds. La partie nord reste moins accessible durant cette période. Il est préférable d’attendre la première semaine de juin. Les névés sont beaucoup plus tardifs et perdurent parfois jusqu’à fin juin.
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